Retour sur la 6ème édition des journées du Matrimoine

Retour sur la 6ème édition des journées du Matrimoine

Du 18 au 20 septembre, les journées du Matrimoine organisées par HF Île-de-France ont accueilli plus de 1 200 personnes sur 16 événements à Paris et Montreuil. 

Merci à tout·e·s !

Les Journées du Matrimoine approchent ! 

Les Journées du Matrimoine approchent ! 

La 6ème édition des Journées du Matrimoine aura lieu comme chaque année le week-end des Journées Européennes du Patrimoine, soit les 19 et 20 septembre.

17 événements gratuits à Paris et Montreuil, soit 35 rendez-vous

Au cours du week-end, du cinéma, des parcours architecturaux, du théâtre, des lectures, des performances, des spectacles et des concerts seront proposé·e·s à Paris et à Montreuil.

Tous les événements seront gratuits et ouverts à tous les publics, sur inscription obligatoire. La billetterie ouvrira le 24 août !

Cette année, plusieurs compositrices concertistes sont mises à l’honneur, dont Louise Farrenc (1804-1875), la figure Matrimoine 2020.

Louise MichelAlicia GallienneRenée Bocsanyi-BodecherRenée VivienMarguerite AudouxColette Magny... autant de figures féminines emblématiques appartenant à toutes les époques et à toutes les disciplines artistiques.

APPEL À BÉNÉVOLES

Vous avez envie de vous engager pour l’égalite femmes-hommes dans les arts et la culture ? L’association HF Île-de-France a besoin de vous !

Venez nous aider à organiser les Journées du Matrimoine,
les 19 et 20 septembre, pour distribuer le programme autour de vous, accueillir le public, assurer le bon déroulement des événements.

Écrivez-nous à contact@hf-idf.org

Tribune Ensemble contre le sexisme : Pour un plan de déconfinement antisexiste

Parce que lutter contre le sexisme, c’est défendre les droits fondamentaux des femmes, parce que la crise sanitaire renvoie les femmes aux archaïsmes de leur condition, nous, les 39 associations réunies dans le collectif Ensemble contre le sexisme, proposons de déclarer l’état d’urgence contre le sexisme.

Mobilisé.es au quotidien contre les inégalités entre les femmes et les hommes dans nos associations, nos entreprises, nos réseaux professionnels ou nos administrations respectives, nous sommes partagé.es entre admiration et indignation.

Notre avenir ne doit pas être l’éternel recommencement de l’invisibilité des femmes. Il est temps de prendre conscience que notre société sexiste est bâtie sur le patriarcat qui implique une hiérarchie entre les sexes.

Les femmes ne veulent ni médailles, ni promesses, ni considération feinte.

Nous exigeons un plan de déconfinement antisexiste. Et, pour commencer, des mesures rapides :

  • Refonder les rémunérations sur les valeurs effectives des métiers, en s’inspirant du modèle québécois
  • Intégrer aux programmes scolaires de tous niveaux une éducation à la culture de l’égalité et à la sexualité et instaurer une journée consacrée à l’égalité entre les filles et les garçons dans tous les établissements scolaires et universitaires
  • Garantir que l’ensemble des financements publics bénéficient au moins à 50% aux femmes
  • Instaurer l’obligation de 50% de femmes expertes dans les médias
  • Rembourser intégralement toutes les contraceptions et imposer le délai de 14 semaines de grossesse pour l’IVG
  • Lutter contre l’invisibilité des femmes dans le langage et utiliser l’écriture inclusive dans toutes les communications publiques et privées
  • Contrôler la mise en place effective de l’égalité salariale dans les entreprises et la fonction publique et sanctionner financièrement les manquements
  • Rendre obligatoire un congé paternité allongé et rémunéré
  • Valoriser l’héritage culturel, artistique, intellectuel et scientifique des femmes : inscrire le matrimoine, au même titre que le patrimoine, dans les programmes scolaires et universitaires et dans l’espace public
  • Sanctuariser les budgets dédiés à l’Égalité et la Diversité, et rendre obligatoires les formations contre le sexisme pour toutes et tous dans les entreprises de plus de 10 salarié.es
  • Généraliser à tous les secteurs professionnels la création d’une cellule d’écoute et d’accompagnement contre les violences sexuelles et sexistes
  • Lutter contre les stéréotypes sexistes des représentations des femmes dans les fictions, à la télévision, au cinéma, dans la publicité, etc. et créer une infraction d’atteinte sexiste à l’image
  • Cibler au moins 50% des financements publics à la formation professionnelle des femmes
  • Exiger la parité pour tous les postes à responsabilité et instaurer des sanctions financières dans tous les secteurs privés comme publics (sport, culture, entreprises, etc.)
  • Instaurer une journée nationale contre le sexisme
De même que les plans de relance et de soutien à l’économie doivent être assortis d’exigencesclimatiques, les politiques publiques entrepreneuriales et managériales de sortie de crise doivent inclure des exigences féministes, pour que les femmes soient la grande cause du déconfinement. 

SIGNATAIRES

Les membres d’Ensemble contre le sexisme : AAFA – Tunnel des 50, Administration Moderne, Assemblée des femmes, ASTREA, BECOMTECH, BPW France, Centrale au Féminin, Centre Hubertine Auclert, Cercle InterElles, Chiennes de garde, Conseil national des femmes françaises, Coordination française pour le Lobby Européen des Femmes (CLEF), Excision, parlons-en !, Experte des politiques d’égalité, Femmes Ingénieurs, Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir (FDFA), Femmes solidaires, Fémix’Sports, Fédération Nationale des CIDFF (FNCIDFF), FédérationNationale Solidarité Femmes (FNSF), Financi’Elles, Fondation des Femmes, Global Contact, Grandes Ecoles auFéminin, Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes (HCE), JUMP, Laboratoire de l’Egalité, Mouvement HF, Mouvement français pour le Planning familial, Observatoire de la qualité de vie au travail, ONU Femmes France, Politiqu’elles, Prenons la une, Science-Po au Féminin, Social Builder, Toutes Femmes, Toutes Communicantes, Union des Jeunes Avocats, Women in Networking (WIN), Women Safe

Podcast « Féminisme et Pop Culture » spécial musique

Natasha Le Roux, militante d’HF Île-de-France, était l’une des invitées de la 2ème Causerie « féminisme et pop-culture » du Centre Hubertine Auclert sur le thème « la musique pop : un nouveau souffle ? »

Angèle, Barbara Pravi, Beyoncé et avant elles des pionnières comme Patti Smith, Janis Joplin, Marianne Faithfull ou encore Madonna… Toutes ont bravé les obstacles et se sont fait une place dans la pop ! Luttant pour vivre de leur art, imposant leur propre style artistique et vestimentaire et s’emparant de la scène, elles ont contribué à briser les carcans du genre et prôné un féminisme « girlpower ».

Aujourd’hui, un nouveau souffle féministe semble irriguer le secteur de la chanson, des pointures de la pop américaine comme Ariana Grande, des chanteuses françaises engagées comme Clara Luciani, Pomme, Izia ou Aloïse Sauvage leur emboitent le pas. Comment les femmes se sont-elles emparées de la scène et ont eu accès à la notoriété dans un univers très masculin ? En dehors de figures iconiques de la pop, quelle est la place réelle des femmes dans les musiques actuelles ? Sont-elles des exceptions qui cachent mal les difficultés d’accès à la scène et à la production pour les femmes artistes ?

LES INVITÉES DU PODCAST :

  • Natasha Le Roux, musicienne, directrice de l’école de musique, danse et théâtre de Villetaneuse (93) et militante d’HF IDF 
  • Marie Buscatto, professeure des universités en sociologie à l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne & chercheure à l’IDHES, Paris 1- CNRS, spécialisée sur le genre et la musique
  • Sophie Rosemont, journaliste, chroniqueuse, autrice du livre « Girls rock », 2019
  • Silly Boy Blue, chanteuse, musicienne
  • Avec des extraits exclusifs du documentaire « La cantatrice chôme« , qui sortira prochainement 

DANS CE PODCAST, VOUS AVEZ PU ÉCOUTER :

  • Sister Rosetta Tharpe « Up above my head »
  • Aretha Franklin « Respect »
  • Madonna « Like a virgin »
  • Zarmazones « Go girls »
  • Janis Joplin « Summer time »
  • Pomme « Sorcières »
  • Silly Boy blue « The fight »

POUR EN SAVOIR PLUS :

UN PODCAST RÉALISÉ PAR JULIE MURET & ANAÏS DE MURET :

Avec la collaboration de Natasha Le Roux, Marie Buscatto, Sophie Rosemont, Ana Benabdelkarim, Florent Barrallon. Un grand merci à la plateforme Ausha pour l’hébergement.

 

    COMMUNIQUÉ Mouvement HF : Mesures d’urgence pour les femmes dans les arts et la culture

    Le Mouvement HF exige un plan d’urgence du Ministère de la Culture : 
    5 mesures pour soutenir les femmes dans les secteurs des arts et la culture.

    Chaque crise vient creuser les inégalités. La crise actuelle liée à la lutte contre l’épidémie du Covid 19, qui s’abat sur le secteur des arts et de la culture et particulièrement sur le spectacle vivant, affecte en premier lieu les femmes artistes et professionnelles. Elle risque d’impacter les efforts engagés en matière d’égalité ces dernières années.

    C’est la raison pour laquelle, le Mouvement HF demande au Ministère de la cuture de prendre en compte l’impact sexospécifique de la crise en apportant des réponses qui ne devront pas reproduire ou perpétuer les inégalités.

    L’égalité entre les femmes et les hommes doit rester un objectif prioritairede l’action de l’Etat. Des mesures concrètes doivent être appliquées rapidement pour répondre à cette priorité, déjà exprimée dans la feuille de route égalité 2019-2022 du Ministère de la Culture.

    Le contexte impose la mise en œuvre d’actions spécifiques pour éviter que l’impact de la crise sanitaire actuelle ne fragilise encore davantage les femmes dans les secteurs des arts et de la culture.

    En complément des plans d’urgence déjà annoncés par l’Etat, une stratégie de soutien spécifiquement dirigé vers les femmes artistes et professionnelles de la culture, les plus durement impactées par le confinement et l’interruption d’activité pendant plusieurs mois, le Mouvement HF propose 5 mesures spécifiques, compte tenu des graves conséquences qu’entraîne la pandémie sur l’emploi, sur l’attractivité et sur la viabilité économique des structures, subventionnées ou non.

    5 mesures concrètes pour garantir l’égalité entre les femmes et les hommes dans l’action publique, en cette période de crise :

    1) L’égaconditionnalité comme contrepartie non négociable des plans de relance et de toutes les conventions d’objectifs et de moyens
    Les plans de sauvetage et de relance à destination de l’ensemble du secteur culturel doivent tenir compte des mesures prises en matière d’égalité par les entreprises.
    Tendre à une plus juste allocation des financements publics est un enjeu prioritaire.
    Le Ministère de la Culture doit par ailleurs activer la mise en place tant attendue de l’égaconditionnalité dans toutes les conventions d’objectifs et de moyens établies avec ses partenaires. La mise en œuvre de cet engagement ministériel ne peut plus attendre.
    2) Maintien des subventions en direction de l’égalité et aménagements financiers d’urgence pour les femmes artistes
    Un aménagement exceptionnel des règles d’assurance chômage des intermittent·e·s doit être mis en place comme proposé unanimement par les organisations syndicales du secteur.
    Toutes les femmes, y compris celles très souvent non rémunérées par l’assurance chômage des intermittent·e·s doivent être identifiées et recevoir des aides financières d’urgence. Les DRAC représentent le bon échelon pour ce repérage qui pourra marquer concrètement leur engagement en faveur de l’égalité femmes-hommes.
    Lors du déconfinement les besoins en matière de garde d’enfants seront décuplés pour permettre les meilleures conditions possibles de la reprise d’activité. Les femmes artistes ne doivent pas avoir à définir des priorités attachées à leurs responsabilités parentales au détriment de leur professions d’artistes. Des modes de garde spécifiques pour les artistes du spectacle vivant y compris sur des créneaux horaires atypiques doivent être mis en place. Les fonds dédiés à l’égalité par les organismes, notamment le CNM, ne doivent pas être « réquisitionnés » à d’autres fins.
    3) Des actions renforcées pour lutter contre les violences sexuelles et le sexisme
    La reprise d’activité risque de générer une concurrence féroce et encore plus déloyale vis-à-vis des rares emplois auxquels femmes et hommes pourront prétendre.
    Tous les mécanismes biaisés d’accès à l’emploi contre lesquels nous luttions vont se voir renforcés comme la cooptation masculine mais encore et surtout les violences et le harcèlement sexuels. Une vigilance est de mise pour éviter à ces mécanismes de se reproduire.
     
    Nous exigeons également la mise en place immédiate de la cellule d’écoute et de suivi des victimes qui devait se mettre en place le 1 janvier 2020. Nous demandons que cette cellule soit opérationnelle immédiatement et fonctionne avec une large amplitude horaire.
    4) Assurer une voix égale aux femmes dans la prise de décision
    Pour avoir une voix et des pouvoirs égaux dans la planification et l’exécution des interventions en cette période de crise, nous exigeons que la Fédération du Mouvement HF puisse notamment siéger aux instances de délibération de tous les organismes culturels et en particulier au Conseil professionnel du Centre National de la Musique.
    5) Mettre en œuvre à moyen et long termes l’ensemble des préconisations et engagements déjà exprimés
    Qu’il s’agisse des engagements de la feuille de route égalité 2019-2022 du Ministère de la Culture ou plus largement des recommandations du HCE, des mesures globales doivent être mise en œuvre dès à présent pour permettre d’assurer dans les semaines, les mois et les années à venir les conditions nécessaires à l’application de ces exigences en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes.

     

    Cette stratégie devra s’articuler conjointement entre l’Etat, les collectivités territoriales et les institutions publiques et privées à même d’assumer leur part de responsabilité pour garantir un avenir favorable à nos secteurs d’activités.
    L’égalité entre les femmes et les hommes est un enjeu qui nécessite d’agir à tous les niveaux, en faveur d’une société plus juste et plus démocratique, soucieuse de ne pas discriminer la moitié de notre Humanité.
    Il en va de la responsabilité de chacun et chacune d’agir à son endroit.
    Le Mouvement HF souhaite que l’Etat, le Ministère de la Culture, les collectivités territoriales, et l’ensemble des institutions partenaires se saisissent de ces problématiques pour agir collectivement à toutes les échelles d’interventions. 
    Ce moment de crise nous en rappelle l’urgence.

    La Fédération interrégionale du Mouvement HF