COMMUNIQUÉ Mouvement HF : Mesures d’urgence pour les femmes dans les arts et la culture

Le Mouvement HF exige un plan d’urgence du Ministère de la Culture : 
5 mesures pour soutenir les femmes dans les secteurs des arts et la culture.

Chaque crise vient creuser les inégalités. La crise actuelle liée à la lutte contre l’épidémie du Covid 19, qui s’abat sur le secteur des arts et de la culture et particulièrement sur le spectacle vivant, affecte en premier lieu les femmes artistes et professionnelles. Elle risque d’impacter les efforts engagés en matière d’égalité ces dernières années.

C’est la raison pour laquelle, le Mouvement HF demande au Ministère de la cuture de prendre en compte l’impact sexospécifique de la crise en apportant des réponses qui ne devront pas reproduire ou perpétuer les inégalités.

L’égalité entre les femmes et les hommes doit rester un objectif prioritairede l’action de l’Etat. Des mesures concrètes doivent être appliquées rapidement pour répondre à cette priorité, déjà exprimée dans la feuille de route égalité 2019-2022 du Ministère de la Culture.

Le contexte impose la mise en œuvre d’actions spécifiques pour éviter que l’impact de la crise sanitaire actuelle ne fragilise encore davantage les femmes dans les secteurs des arts et de la culture.

En complément des plans d’urgence déjà annoncés par l’Etat, une stratégie de soutien spécifiquement dirigé vers les femmes artistes et professionnelles de la culture, les plus durement impactées par le confinement et l’interruption d’activité pendant plusieurs mois, le Mouvement HF propose 5 mesures spécifiques, compte tenu des graves conséquences qu’entraîne la pandémie sur l’emploi, sur l’attractivité et sur la viabilité économique des structures, subventionnées ou non.

5 mesures concrètes pour garantir l’égalité entre les femmes et les hommes dans l’action publique, en cette période de crise :

1) L’égaconditionnalité comme contrepartie non négociable des plans de relance et de toutes les conventions d’objectifs et de moyens
Les plans de sauvetage et de relance à destination de l’ensemble du secteur culturel doivent tenir compte des mesures prises en matière d’égalité par les entreprises.
Tendre à une plus juste allocation des financements publics est un enjeu prioritaire.
Le Ministère de la Culture doit par ailleurs activer la mise en place tant attendue de l’égaconditionnalité dans toutes les conventions d’objectifs et de moyens établies avec ses partenaires. La mise en œuvre de cet engagement ministériel ne peut plus attendre.
2) Maintien des subventions en direction de l’égalité et aménagements financiers d’urgence pour les femmes artistes
Un aménagement exceptionnel des règles d’assurance chômage des intermittent·e·s doit être mis en place comme proposé unanimement par les organisations syndicales du secteur.
Toutes les femmes, y compris celles très souvent non rémunérées par l’assurance chômage des intermittent·e·s doivent être identifiées et recevoir des aides financières d’urgence. Les DRAC représentent le bon échelon pour ce repérage qui pourra marquer concrètement leur engagement en faveur de l’égalité femmes-hommes.
Lors du déconfinement les besoins en matière de garde d’enfants seront décuplés pour permettre les meilleures conditions possibles de la reprise d’activité. Les femmes artistes ne doivent pas avoir à définir des priorités attachées à leurs responsabilités parentales au détriment de leur professions d’artistes. Des modes de garde spécifiques pour les artistes du spectacle vivant y compris sur des créneaux horaires atypiques doivent être mis en place. Les fonds dédiés à l’égalité par les organismes, notamment le CNM, ne doivent pas être « réquisitionnés » à d’autres fins.
3) Des actions renforcées pour lutter contre les violences sexuelles et le sexisme
La reprise d’activité risque de générer une concurrence féroce et encore plus déloyale vis-à-vis des rares emplois auxquels femmes et hommes pourront prétendre.
Tous les mécanismes biaisés d’accès à l’emploi contre lesquels nous luttions vont se voir renforcés comme la cooptation masculine mais encore et surtout les violences et le harcèlement sexuels. Une vigilance est de mise pour éviter à ces mécanismes de se reproduire.
 
Nous exigeons également la mise en place immédiate de la cellule d’écoute et de suivi des victimes qui devait se mettre en place le 1 janvier 2020. Nous demandons que cette cellule soit opérationnelle immédiatement et fonctionne avec une large amplitude horaire.
4) Assurer une voix égale aux femmes dans la prise de décision
Pour avoir une voix et des pouvoirs égaux dans la planification et l’exécution des interventions en cette période de crise, nous exigeons que la Fédération du Mouvement HF puisse notamment siéger aux instances de délibération de tous les organismes culturels et en particulier au Conseil professionnel du Centre National de la Musique.
5) Mettre en œuvre à moyen et long termes l’ensemble des préconisations et engagements déjà exprimés
Qu’il s’agisse des engagements de la feuille de route égalité 2019-2022 du Ministère de la Culture ou plus largement des recommandations du HCE, des mesures globales doivent être mise en œuvre dès à présent pour permettre d’assurer dans les semaines, les mois et les années à venir les conditions nécessaires à l’application de ces exigences en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes.

 

Cette stratégie devra s’articuler conjointement entre l’Etat, les collectivités territoriales et les institutions publiques et privées à même d’assumer leur part de responsabilité pour garantir un avenir favorable à nos secteurs d’activités.
L’égalité entre les femmes et les hommes est un enjeu qui nécessite d’agir à tous les niveaux, en faveur d’une société plus juste et plus démocratique, soucieuse de ne pas discriminer la moitié de notre Humanité.
Il en va de la responsabilité de chacun et chacune d’agir à son endroit.
Le Mouvement HF souhaite que l’Etat, le Ministère de la Culture, les collectivités territoriales, et l’ensemble des institutions partenaires se saisissent de ces problématiques pour agir collectivement à toutes les échelles d’interventions. 
Ce moment de crise nous en rappelle l’urgence.

La Fédération interrégionale du Mouvement HF

Retour sur l’événement contre le sexisme du 27 janvier 2020 – Ensemble Contre le Sexisme

En tant que membre du collectif Ensemble contre le sexisme, HF Île-de-France était présente au « 5 à 7 » contre le sexisme :

De la Joconde à Lara Croft : les représentations des femmes…

Introduction par Laurence Rossignol, Sénatrice, Présidente de l’Assemblée des Femmes
Animation par Isabelle Motrot, Directrice de la Rédaction de Causette
Avec les comédiennes Noémie de Lattre, Typhaine D, Blandine Métayer, Sophie Bourel et la Cie Okto

Trois thématiques ont été développées autour du thème principal des représentations des femmes :
– La représentation des femmes dans l’image et le langage
– La représentation du corps des femmes
– La représentation des femmes dans la Tech

Pour prolonger les réflexions initiées au cours de ce « 5 à 7 », voici 4 podcasts à écouter et partager :

Retrouvez ici l’appel des 37 associations qui composent le collectif Ensemble contre le sexisme, pour la création d’une journée nationale contre le sexisme !

Le combat continue avec l’appel pour la création d’une journée nationale contre le sexisme : 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – Soutien à Emilie Delorme

À l’initiative du Mouvement HF, un ensemble de structures professionnelles : ASTREA Réseau de femmes artistes, Paye ta note, L’A-CDCN et le Réseau Fair_Play, affirme ici son soutien total à Émilie Delorme et demande au Ministre de la Culture, Monsieur Franck Riester de dénoncer la cabale ignominieuse dont Madame Emilie Delorme a fait l’objet et d’entériner au plus vite sa nomination à a tête du CNSMDP conformément aux voeux exprimés par le CA du mercredi 4 décembre dernier. 

Il faut répondre à la violence de cette campagne de dénigrement indigne en dénonçant la tentative de salir sa réputation de professionnelle de la musique classique et regretter qu’on ne s’arrête pas sur ses compétences, délibérément ignorées par ses détracteurs. 

Rappelons qu’Émilie Delorme est une professionnelle reconnue en France où elle dirige l’Académie du festival d’Aix-en Provence ainsi que l’Orchestre des Jeunes de la Méditerranée depuis plus de dix ans auprès de Bernard Foccroulle avec lequel elle avait précédemment collaboré au théâtre de la Monnaie. Elle jouit également d’une excellente réputation en Europe où elle a fondé en 2009 ENOA, réseau européen des académies d’opéra , ainsi que dans le monde méditerranéen où elle a fondé en 2014 un incubateur d’artistes émergents de la Méditerranée fédérant plus de 25 pays, et oùelle est sollicitée pour des missions d’expertise, comme à l’occasion du projet du Grand théâtre de Rabat. 

Alors que lui reproche-t-on ? Son engagement pour l’égalité ?
Émilie Delorme a toujours tenu ensemble la plus haute exigence de l’art et la conscience des inégalités. Qui osera contester la réalité chiffrée selon laquelle le milieu de la musique classique n’est pas traversé par ces inégalités entre milieux économiques et sociaux, entre femmes et hommes, entre les formes musicales elles- mêmes ? 

Nous devons nous réjouir que les convictions d’Émilie Delorme conjuguent la quête de l’art et celle de l’égalité, pour former des musicien.nes et des danseur.euses demain plus outillé.e.s et conscients de leur place dans la société…
Il ne faut sans doute pas sous-estimer la déstabilisation que provoque l’arrivée d’une femme au sommet de l’enseignement musical classique…La première à ce poste prestigieux. Il ne faut sans doute pas non plus sous-estimer la tension générée par l’interminable processus de recrutement, qui a laissé des candidat.e.s déçu.e.s, sans parler de leurs mentor.es … 

Nous remercions et saluons les nombreux témoignages, positifs, qui affluent de toutes parts : d’artistes avec lesquel.les elle a travaillé ces dernières années, aussi bien que d’inconnu.e.s pour saluer son professionnalisme et la légitimité de sa candidature à la direction du CNSMDP. 

Les associations et collectifs de la Fédération interrégionale du Mouvement HF 

L’A-CDCN

ASTREA Réseau de femmes artistes

PayeTa Note

Réseau Fair_Play 

Pour tout contact : 

Pour HF Île-de-France, contact@hf-idf.org 
06 62 59 01 26 

Valérie BRIGNIER, attachée de presse
06 83 54 74 14

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE – Le Mouvement HF exige des actes du ministère de la Culture contre les violences sexuelles et sexistes

Les témoignages récents qui dénoncent les violences sexuelles et sexistes dans les arts et la culture se multiplient, notamment ceux d’Adèle Haenel et de Valentine Monnier, et obligent les pouvoirs publics, dont le ministère de la Culture, à agir. 

Le Mouvement HF, association qui lutte pour l’égalité entre les femmes et les hommes dans les arts et la culture, dénonce, avec d’autres et depuis son origine en 2008, un système d’oppression institutionnalisé des hommes sur les femmes, une culture du viol et un écosystème sexiste qui persistent du fait d’une réelle omerta.

Nous sommes écœuré·e·s de recueillir quotidiennement des cas de violences sexuelles et sexistes dans tous les secteurs des arts et de la culture et nous avions déjà interpellé le ministère de la Culture et les pouvoirs publics en juillet et septembre derniers.

Dans la Culture, la domination masculine, qui génère ces violences, persiste dans les directions, les régies, sur les plateaux de théâtre, de cinéma, de danse, de musiques… 

Les violences sexistes et sexuelles s’abritent souvent derrière le « talent » ou la liberté de création, laissant libre cours à des méthodes de travail scandaleuses et illégales. Le metteur en scène qui oblige la comédienne à se mettre nue ou à embrasser un partenaire alors qu’elle ne le veut pas. Le chorégraphe qui touche les corps des danseuses de façon inappropriée lors de répétitions. Le coach scénique qui exige de la musicienne une posture aguicheuse ou sexuelle sur scène alors que ce n’est pas l’image qu’elle veut donner d’elle. L’enseignant qui a des gestes ou des propos inappropriés envers une élève ou une étudiante. L’organisateur d’un tremplin dont le jury est exclusivement constitué d’hommes…

Depuis deux ans, les affaires de violences sexuelles et sexistes se multiplient mais la plupart restent classées sans suite ou déboutées par la justice, dans un climat d’inertie institutionnelle toxique.

Pire encore, rattaché au ministère de la Culture et membre du Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes, un haut fonctionnaire pervers a pu agresser impunément plus de 200 femmes pendant 10 ans sans que les autorités ne les écoutent ni n’interviennent (Libération, 8 novembre 2019).

Le Mouvement HF est las des déclarations d’intention ou de la compassion médiatique du ministre de la Culture.

C’est pourquoi le Mouvement HF :

  • Apporte son soutien à toutes les paroles de victimes qui dénoncent ces violences,
  • Demande une audition au ministre de la Culture pour exiger la mise en place d’un véritable plan de lutte contre les violences sexuelles et sexistes dans les arts et la culture sur la base des propositions des syndicats et organisations professionnelles,
  • Demande l’application du principe de précaution et du concept de faisceau d’indices concordants, par le retrait provisoire d’un directeur mis en cause et via une clause incluse dans les conventions d’objectifs,
  • Demande la mise en place d’une cellule d’écoute et d’accompagnement juridique doublée d’une cellule d’enquête élargie au secteur subventionné,
  • Appelle à manifester le samedi 23 novembre 2019 contre les violences sexuelles et sexistes.

Les associations et collectifs de la Fédération interrégionale du Mouvement HF

Pour tout contact : 

Anne GRUMET, présidente du Mouvement HF, membre experte du HCE 06 24 98 40 68

Attachée de presse : Valérie BRIGNIER 06 83 54 74 14

Pour HF Île-de-France, contact@hf-idf.org

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Les trajectoires professionnelles des artistes femmes en art dramatique – Raphaëlle Doyon

Les trajectoires professionnelles des artistes femmes en art dramatique – Raphaëlle Doyon

 

Force d’alerte, de proposition et de sensibilisation, HF Île-de-France lutte pour l’égalité femmes/hommes dans les arts et la culture et s’inscrit dans le Mouvement HF, fédération inter-régionale. Pour interroger au-delà des idées reçues les mécanismes d’évaporation et l’effet de plafond de verre dans les carrières féminines, l’association a commandé à Raphaëlle Doyon, chargée d’étude, une enquête sur les parcours de comédiennes et metteuses en scènes.

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Ensemble contre le sexisme, l’appel des 22

Des associations, des instances en charge de l’égalité entre les femmes et les hommes, des réseaux de femmes et d’hommes d’entreprises engagé.e.s pour la mixité, des expert.e.s sur la question de l’égalité ont décidé de se mobiliser pour lutter contre le sexisme sous toutes ses formes et dans tous les secteurs. L’enjeu est de rendre visibles et identifiables par tous et toutes non seulement les violences sexistes et sexuelles mais aussi les manifestations du sexisme au quotidien et de proposer des actions fédérant les énergies des différent.e.s partenaires, pour lutter contre ce fléau, source d’inégalités entre les femmes et les hommes.

Par conséquent, nous, membres du collectif Ensemble contre le sexisme :

Mouvement HF, Centre Hubertine Auclert, Cercle InterElles, La Clef, Excision, parlons-en !, FNCIDFF, Femix, Femmes Ingénieurs Femmes solidaires, Fondation des femmes, Global Contact, Grandes écoles au féminin, B. Grésy experte égalité, Haut Conseil à l’égalité, Le planning familial, Observatoire de l’équilibre des temps et de la parentalité en entreprise, Onu Femmes France, Social Builder, Solidarité femmes, Toutes Femmes Toutes Communicantes, Wi-filles, Win by Engie.

Réuni.e.s ce jour pour la Journée contre le sexisme, lançons un appel pour pérenniser cette action, tous les 25 janvier, sous la forme d’une Journée nationale contre le sexisme

Plus particulièrement, nous faisons les 22 propositions suivantes :

Parce que l’éducation joue un rôle central pour construire une culture de l’égalité entre les femmes et les hommes, nous proposons de :

Proposition 1 : Veiller à garantir une juste représentation des femmes et des hommes dans les programmes et les manuels scolaires, notamment en rendant visibles des femmes remarquables, et intégrer la question de l’égalité des droits entre les femmes et les hommes dans l’enseignement primaire et secondaire;

Proposition 2 : Promouvoir les formations scientifiques et techniques auprès des filles en montrant qu’elles conviennent tout autant aux filles qu’aux garçons et encourager les entreprises et centres de recherche à permettre à leurs employé·e·s ou aux étudiant·e·s de participer à des actions de promotion des sciences ou de mentorat dans les établissements scolaires sur leur temps de travail;

Parce que, dans les lieux de travail (entreprises et fonctions publiques), se jouent des relations interpersonnelles entre les femmes et les hommes et ont cours des procédures pouvant comporter des biais de sexe, nous proposons de :

Proposition 3 : Inviter les entreprises et les fonctions publiques à afficher une tolérance zéro contre le sexisme, à établir un programme d’action qui définisse les actes prohibés et les sanctions encourues et impliquer les hommes dans toutes ces actions;

Proposition 4 : Rendre obligatoire dans les entreprises et les fonctions publiques, à partir d’un seuil à déterminer, la mise en place d’une cellule d’écoute et d’un.e référent.e chargé.e d’accompagner les victimes de violences sexistes et sexuelles, en veillant à communiquer les coordonnées des structures en charge de l’écoute et de l’accompagnement des femmes victimes de violence;

Proposition 5 : Encourager l’intégration, dans le dialogue social de l’entreprise, d’actions de prévention et de traitement du sexisme et éliminer les biais de sexe dans les systèmes de classification et les procédures RH;

Proposition 6 : Lancer des appels à projet de recherche sur le sexisme au travail (impact sur la santé, sur la performance au travail, sur le sentiment d’appartenance à son lieu de travail, sur les stratégies de résistance) et évaluer régulièrement l’impact des actions engagées par des enquêtes portant sur la perception et l’expérience des salarié.e.s sur le sexisme;

Parce que l’accès à la santé sexuelle et reproductive est un enjeu de santé publique et une condition de l’émancipation et de l’autonomie des femmes, nous proposons de :

Proposition 7 : Faire appliquer les dispositions existantes en matière d’éducation à la sexualité et d’information sur les droits sexuels et reproductifs et impliquer les garçons dans la contraception et les risques sexuels;

Proposition 8 : Garantir au niveau national que toutes les femmes aient accès aux mêmes droits en matière de contraception et d’avortement, quels que soient leur situation et l’endroit où elles vivent : accessibilité, gratuité et confidentialité pour les mineures, les 18-25 ans, les personnes en situation de précarité et de handicap, les femmes étrangères;

Parce que la protection de la santé est un droit fondamental garanti par la Constitution, nous proposons de :

Proposition 9 : Rendre accessible, sur tous les territoires, l’accès à la santé pour les femmes quelles que soient leurs situations familiales et sociales (et notamment les femmes handicapées, les femmes vivant avec le VIH, etc.) et garantir une information et une prévention avec des personnes ressources spécialisées dans les aspects spécifiques de la santé des femmes;

Proposition 10 : Développer la recherche pour une meilleure connaissance des spécificités biologiques des femmes et des hommes ayant un impact sur leur santé, à la fois en matière de prévention et de traitement et produire systématiquement des statistiques sexuées;

Parce que l’art et la culture construisent et transmettent les représentations du monde qui conditionnent nos imaginaires et façonnent notre société, nous proposons de :

Proposition 11 : Valoriser le matrimoine et les œuvres de femmes notamment dans les répertoires des formations artistiques;

Proposition 12 : Appliquer l’éga-conditionnalité à toute structure artistique et culturelle recevant des crédits publics pour garantir une égale présence des femmes et des hommes dans les programmations et un égal accès aux moyens de production, aux réseaux et aux espaces de la visibilité et de la consécration artistique;

Parce que le sport est un enjeu de bien-être, de santé et d’émancipation du corps des femmes, nous proposons de :

Proposition 13 : Adapter et promouvoir toutes les offres de pratiques sportives pour les rendre accessibles aux jeunes filles, aux femmes, en famille, en développant un accès unique (licence unique) de loisirs, de compétitions;

Parce que les médias véhiculent un système de représentations qui est aussi un système de valeurs, qui a pour but de donner à voir un monde pluriel, nous proposons de :

Proposition 14 : Renforcer les contenus audiovisuels (fictions, sport, documentaires, etc.) valorisant la place des femmes dans la société;

Parce que la formation de chacun et chacune au sexisme est le moyen le plus efficace pour l’appréhender et y faire face, nous proposons de :

Proposition 15 : Généraliser et rendre obligatoire l’information des élèves et la formation des professionnel·le·s de l’orientation, des enseignant·e·s et des parents sur le sexisme et le cybersexisme dans les établissements scolaires ainsi que dans les écoles et formations universitaires et artistiques, sans oublier les forums d’orientation et les salons des métiers;

Proposition 16 : Inviter les entreprises, les fonctions publiques, les intermédiaires de l’emploi à former l’ensemble de leur personnel sur le sexisme et mener une réflexion pour rendre cette formation obligatoire;

Proposition 17 : Former les professionnel.le.s de santé aux questions de sexisme et d’égalité entre les femmes et les hommes et entre les sexualités ainsi qu’aux questions de santé sexuelle et reproductive (sans oublier les femmes handicapées) et développer au sein des écoles de médecines et de personnels de santé une approche spécifique sur les problématiques de santé des femmes y compris le dépistage des violences;

Proposition 18 : Former systématiquement l’ensemble des professionnel.le.s, dont la police et la justice, à accueillir les femmes victimes de violence;

Parce que la question de la place des femmes aux postes de responsabilité et de la visibilité des femmes remarquables est centrale pour s’émanciper des stéréotypes sexistes et construire la mixité, nous proposons de :

Proposition 19 : Mettre en place, dans tous les secteurs, y compris par des mesures obligatoires, des objectifs chiffrés de progression des candidatures et de nominations de femmes (quand il y a une forte majorité d’hommes) et d’hommes (dans les secteurs majoritairement féminins) ; plus spécifiquement modifier la hiérarchisation sexuée des organisations sportives fédérales du niveau national au niveau local (loi du 4 août 2014) et légiférer pour inscrire une obligation de parité dans les différents métiers visibles ou audibles à l’antenne : présentateur.trice.s, journalistes, expert.e.s, personnes interviewées, etc.;

Proposition 20 : Favoriser et inciter au développement de réseaux de femmes comme lieux de réassurance et d’innovation notamment dans les secteurs où elles sont en minorité, comme dans le domaine scientifique et technologique;

Parce que le langage et les visuels associés façonnent notre vision du monde, nous proposons de :

Proposition 21 : Inciter, dans tous les lieux de travail et de sociabilité, à adopter une communication interne et externe sans stéréotypes de sexe (prise en compte de la place et du rôle des femmes dans les organisations, marque du féminin dans les noms de métier ou les fonctions ; visuels équilibrés dans les représentations des femmes et des hommes et rédaction épicène) ; concevoir des campagnes de publicité et de communication sans clichés sexistes et mettre en avant, dans tous les supports, des modèles identificatoires de femmes;

Parce que les moyens financiers et en ressources humaines demeurent les clés d’une action efficace contre le sexisme, nous proposons de :

Proposition 22 : Demander une revalorisation des enveloppes dédiées aux droits des femmes et doter de moyens les instances en charger de ces questions.